On ne sait pas éviter la toxicité biologique des radiations de la radioactivité. Les maladies qu’elle provoque sont toujours largement incurables puisqu’il s’agit des cancers et des malformations congénitales. L’industrie nucléaire ne sait toujours pas faire autrement que de produire des tonnes de déchets qui seront dangereux pendant des milliers d’années.
Nos petits enfants n’auront que les inconvénients du nucléaire, car l’uranium sera en voie d’épuisement ; mais les générations futures auront à gérer les déchets pour tenter de s’en protéger. Prendre les avantages immédiats pour nous-mêmes en laissant les inconvénients à nos descendants n’est pas compatible avec le développement durable, que tout le monde prône aujourd’hui. Rappelons que le projet du développement durable est de satisfaire les besoins d’aujourd’hui sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs. S’ajoute à ces réflexions le fait que la France est en excédent d’électricité et en vend à plusieurs pays voisins, tandis que la consommation de pétrole a légèrement baissé ces dernières années. Il n’y a donc pas de besoin urgent. Ceci d’autant plus qu’on a à peine commencé à rechercher les économies d’énergie possibles et que l’investissement dans les énergies renouvelables a pris un retard considérable en France. Pourtant, la solution à l’effet de serre n’est pas le nucléaire, mais les économies d’énergie et les énergies renouvelables. Les Verts continuent plus que jamais à défendre une nouvelle politique de l’énergie, basée sur la sortie du nucléaire, un programme volontariste d’économies d’énergies et un Schéma Régional des Energies Renouvelables.
Cela fait déjà 30 ans que la France s’est lancée à corps perdu dans la « grande aventure » du nucléaire. Depuis, il y a eu des accidents nucléaires -dont celui, très grave de Tchernobyl, la multiplication des déchets, ... et l’incapacité flagrante de la France à devenir indépendante énergétiquement.
Construire un réacteur nucléaire de troisième génération EPR à Flamanville : cela signifie obéir à deux logiques : l’une faite de mensonge, l’autre de courte vue.
Les Verts rappellent - malgré la politique nucléaire massive menée par la France, notre pays subit toujours aussi gravement les contre coup des chocs pétroliers. - Qu’il est faux de dire que le nucléaire peut remplacer le pétrole, - Que les déchets dus à l’EPR sont tout aussi nombreux et dangereux qu’avec l’ancienne génération - Que l’emplacement de Flamanville est un choix politique, non technique : cher et anti-écologique, il nécessite par exemple la construction d’une ligne à très haute tension de plus d’une centaine de kms, ce qui n’était pas le cas pour les autres sites pressentis - Que la procédure employée ici comme à chaque fois qu’il s’agit de nucléaire est anti-démocratique - les débats se font après la prise de décision-, et qu’elle implique un renforcement des politiques sécuritaires et policières : le danger que le nucléaire engendre exige armée, police, gendarmerie...on l’a encore vu avec le transport de plutonium à Cadarache.
Enfin, c’est une politique à courte vue. Le vieillissement des structures de l’industrie nucléaire était l’occasion de commencer à investir dans une vraie politique d’économie d’énergie et de développement des énergies renouvelables qui permettrait d’ici 25 ans de diminuer de 50% la consommation énergétique actuelle.
Les Verts rappellent l’urgence d’une politique énergétique durable. Dans cet objectif, ils participent au « Réseau Sortir du Nucléaire » et au collectif régional « EPR, non merci, ni ailleurs, ni ici » et se battront pour qu’en 2007, en cas d’alternance, les programmes EPR soient immédiatement arrêtés.

